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LES VACHES BEARNAISES : UNE ESPECE RARE

Cette race bovine, déjà présente à l'époque de Gaston Phoebus (cf. armoirie du Béarn), est aussi nommée " blonde des Pyrénées ".
Trois " sous-races " la composent : l'ossaloise, la baretonne et celle d'Urt (près de Bayonne).

La vache béarnaise est facilement identifiable de part sa morphologie : sa couleur froment, ses muqueuses claires, sa droite ligne du dos, sa poitrine relativement profonde, sa musculature bien marquée et surtout son impressionnant cornage en lyre haute. Toutes ces spécificités contribuent à l'élégance de cette race, aujourd'hui peu présente sur nos pâturages.

Jusque dans les années 1960, on en comptait 20 000 têtes. En 2001, il en reste environ 130 ! Un tel constat s'explique principalement par la création, en 1962, de la race " blonde d'Aquitaine ". Depuis lors, le désintérêt des éleveurs et des chambres d'agriculture n'a cessé de croître. La béarnaise, race mixte (lait et viande) et ancienne bête de travail, a de plus en plus du mal à prouver son utilité face à la blonde d'Aquitaine ; race spécialisée élevée uniquement pour sa viande. La mécanisation de l'agriculture joue aussi un rôle dans la baisse d'effectifs des vaches béarnaises.

Aujourd'hui, c'est une des races qui bénéficient d'un programme de conservation mis en place par le Conservatoire des races d'Aquitaine. Ce dernier place des vaches béarnaises chez des éleveurs locaux soucieux de sauvegarder ce patrimoine local.

Il existe, aussi des passionnés qui ne sont pas pour autant agriculteurs, comme M. Maurat (qui nous a d'ailleurs, gentiment, prêté les présentes photos) qui continuent à les élever par simple plaisir.